Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

« L'humanité vit à l'état de guerre sous des lois païennes et barbares .../... » « ... la vérité vous rendra libres. »

La Démocratie

 La Démocratie est un Droit inaliénable et un Devoir impératif.

 

Origine de la Démocratie

 La démocratie, régime politique qui joue un grand rôle dans notre monde moderne, est apparue en Grèce à la fin du VIe siècle avant J.-C. et s’épanouit à Athènes au Ve siècle, dit siècle de Périclès.

L'archétype de la république serait né sur la côte asiatique dans la colonie dorienne d’Halicarnasse (l’actuelle Bodrum au SW de la Turquie). L’éloge de la démocratie fut prononcé par Otanès, un noble Perse, elle s’oppose au gouvernement d’un seul, à la tyrannie et à l’hubris.

Elle se définit par l’égalité de tous devant la loi, par la prise en commun des décisions dans l’assemblée des citoyens, par une limitation du pouvoir de ses représentants et des magistrats qui sont choisis par tirage au sort, par l’obligation des pouvoirs publics à régulièrement rendre des comptes aux citoyens.

"Il y avait démocratie, chez les Hellènes, quand était réalisée entre les citoyens une certaine égalité de droits et de devoirs, quand, dans un climat de liberté et dans un esprit de soumission à la loi, ils participaient directement à l'exercice du pouvoir sous la triple forme de l'aptitude à la délibération, de l'accession à l'exécutif, du droit de juger."
(Jules Labarbe)

Dans cette perspective, aujourd’hui, cette antique et véritable démocratie apparaît à la fois comme un remède à toutes les tyrannies en contrôlant les dérives des pouvoirs personnels et serait un acte de foi dans les vertus de l’égalité devant la loi et la décision collective.

L'Homme moderne est-il capable de ce pari sur l'avenir ?

 

Les instances d’Athènes, cité-État

  • Le « peuple » d'Athènes, les citoyens ;
  • L'Assemblée du Peuple ;
  • Les nomothètes ;
  • Le Tribunal du Peuple ;
  • Les magistrats ;
  • Le Conseil des Cinq-cents ;
  • Les dirigeants politiques ;
  • Le Conseil de l'Aréopage.

 

 Cependant, tous les habitants n'étaient pas citoyens, en étaient exclus les femmes et les enfants, les métèques (les étrangers), et les esclaves (1).

Démocratie

(Source)

 Le mode de désignation des représentants et leur renouvellement annuel, permettaient de garder un certain équilibre et d’éviter le retour de la tyrannie.

Toutefois Euripide nous dit : 

« c’est l’existence de ceux qui, en exaltant et flattant la foule par leurs discours, la tournent en tous sens pour servir non pas l’intérêt de l’État, mais leur intérêt personnel ».

Il y avait tout de même ceux qui flattaient et instrumentalisaient les quelques pourcents de décideurs et suiveurs. Par manque d'information la grande majorité subissait sans vraiment avoir son mot à dire.

 

La Res Publica au Moyen-âge et à la Renaissance

 Chez les Romains le concept de "res publica" s'opposait à la "res privata", modes public et privé des affaires du peuple.

À partir du XIIe siècle, dans le monde savant et chez les juristes la "res publica" devient une notion-clé dans la conception organique de l'ordre politique de la Cité, dans l'association du peuple en vue d'une utilité publique commune, sur la base d'un consentement pour l'organisation institutionnelle de la société dans laquelle l'ensemble des corporations forme le Peuple.

Les réunions pour l’administration de la paroisse (future commune) avaient lieu le dimanche, à l'issue de la messe, l'assemblée discute des questions matérielles, de intérêts collectifs, des biens paroissiaux (communaux). Cette assemblée est formée de tous ceux qui sont imposables, les propriétaires. A l'issue de la réunion un des membres est chargé d'appliquer les décisions prises et d'agir au nom de la collectivité.

En France en partie grâce à Saint Thomas d’Aquin, et ses disciples de la Sorbonne, la pensée républicaine (2), du Moyen-Âge à la Renaissance, prend son essor.

"La distinction fondamentale pour les disciples de Thomas d’Aquin, très différents des hommes de 1792, repose sur une différence entre gouvernement monarchique et gouvernement politique. Dans le « gouvernement royal », un seul gouverne de manière absolue, c’est-à-dire en n’étant pas soumis aux lois, comme dans la famille où le père exerce seul et librement le pouvoir sur ses enfants (sans être nécessairement, d’ailleurs, un tyran). Tandis que dans le « gouvernement politique », celui qui gouverne le fait conformément aux lois établies par la communauté. C’est le gouvernement par les lois qui caractérise le gouvernement républicain."
(Jacques de Saint Victor)

Le problème, toujours le même aujourd'hui, étant de savoir qui rédige et qui vote les lois ?

Gardons en mémoire qu'au Moyen-Age la doctrine organique du corps politique était liée à la tradition selon laquelle l'Église, le Peuple de Dieu, était considérée comme le corpus Christi, c'est à dire sacré.

A la Renaissance, les cogitations dans les Salons et les Loges nous mèneront à la Révolution et à l'avènement de la République sous la forme que l'on connait aujourd'hui, le Peuple n'est plus le Corpus Christi mais une chose que l'on utilise, qu'on asservie, que l'on jette, la notion de sacré a disparue.

 

La République et Démocratie moderne

 Inspirée par la Cité Grec, la République, ce que l'on appelle faussement aujourd'hui la "démocratie", issue de la Renaissance via la Révolution de 1789, s'est installée durablement en France comme dans bien d'autres pays de part le monde.

Cependant, elle est différente de la forme Grec, de celle de St Thomas d'Aquin ou des façons de faire de l'ancien régime, car le citoyen moderne élit ses représentants, mais ne vote pas les lois, chose pourtant essentielle (référendum d'approbation).

Des Candidats se présentent à l'élection, le citoyen exprime un choix par un bulletin de vote, une fois tous les 5 ans pour les instances nationales, une fois tous les 6 ans pour les instances locales. Ces élus représentent une faible portion du Peuple, entre les non-inscrits, les abstentions, les votes blancs, les votes nuls, soit environs à 20 millions sur 68 millions d'habitants.

Selon la désormais célèbre formule de Jacques Chirac : 

« Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent (y croient) », les élus n’ont pas d’obligation de résultat, ils peuvent ignorer le contrat moral passé avec leurs électeurs.

Le gouvernement représentatif :

"L'idée que le régime représentatif remet, d'une certaine manière, le gouvernement aux mains du peuple n'est pas seulement un simulacre ni un mythe mobilisateur, comme le prétendent tous ceux qui, de Marx à Schumpeter, s'efforcent de démystifier ce que l'on appelle aujourd'hui démocratie. Le gouvernement représentatif comporte bien, en réalité, des éléments démocratiques. Mais sa dimension oligarchique est tout aussi incontestable."
(Principe du gouvernement représentatif - Bernard Manin - Version PDF)
 

A la pensée d’Euripide, toujours d’actualité, s'est ajoutée celle de Charles-Maurice De Talleyrand :

« Agiter le peuple avant de s'en servir, sage maxime ».

 

Loi nouvelle

 Il est urgent de reprendre les fondamentaux de la Grèce antique et ceux de Saint Thomas, en les conformant à notre temps, dans le respect de l’équilibre des Droits et des Devoirs, au service de l'éthique.

"Une justice sans morale devient injustice ; de même qu'une morale et une justice qui ne font pas référence à Dieu dégradent l'Homme, parce qu'elles le privent de sa mesure la plus exigeante, de ses possibilités les plus hautes, en lui barrant le regard sur l'infini et l'éternel. Cette apparente libération soumet l'Homme à la dictature des majorités régnantes, à des mesures inhumaines arbitraires, qui finalement ne peuvent que lui faire violence." (Cardinal Joseph Ratzinger - Benoit XVI)

La "nouvelle Constitution" devrait être élaborée par une Assemblée Proportionnelle représentative des territoires et des corps sociaux selon une sélection quantitative et qualitative, au niveau national, approuvée par Référendum.

 

Les assemblées constituantes devraient garder à l'esprit que :

  • Droits de l’Homme c'est différent du Droit Naturel ;
  • L’Égalité c'est différent de la Justice et l’Équité ;
  • La Liberté c'est différent des Libertés ;
  • Le Collectivisme c'est différent de la Propriété (publique ou privée) ;
  • La Fédération c'est différent de la Confédération.

Elles devront aussi promulguer la Déclaration des Devoirs de l'Homme.

 

Recherche d'équilibre et d'harmonie

Organisation structurelle des Nations :

  • Le Monarque (un souverain éclairée) qui manifeste l'Autorité ;
  • L'Oligarchie (les experts gestionnaires) qui exerce le Pouvoir ;
  • Le Peuple (le décideur) qui contrôle et Valide.

 

Le modèle : la Chevalerie

 La garantie du bon équilibre des forces en présence est assurée par une institution chevaleresque, non soldée, libre et indépendante de tout pouvoir Politique ou Religieux.

« La chevalerie est une fonction d'arbitrage, d'équilibre d'un vaste ensemble fonctionnel, par une infime minorité créatrice qui œuvre à établir un système d'échanges et de coopérations fraternelles entre tous. La fonction de la Chevalerie est de réaliser la synthèse de l'Amour, du Savoir, et du Pouvoir, celui d'un équilibre pacifique mais dynamique entre le Temporel et le Spirituel, la Raison et l'Intuition religieuse de l'Unité. » (Gauthier Walter)

 "Le Rêve de la Chevalerie est celui de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, dans la Solidarité, l’Union et le Respect Mutuel" (Source).

 

Massalis

 


 

Notes :


1 - Le déclin : À partir du VIIe siècle, le commerce et la concurrence se développant, de plus en plus de paysans sont condamnés à être esclaves pour causes de dettes. Dans les villes, cette main d’œuvre servile fait concurrence aux artisans ce qui déclenche une vague de chômage.

Ces graves crises sociales sont suivies par des révolutions. Les oligarques répriment ces révolutions par des exécutions et des exils.

D'après les travaux de Monsieur Jacques Jouanna "Athènes et la démocratie".

 

2 - La res publica de saint Thomas d'Aquin désigne la société catholique bien menée.
- Le roy, père de la patrie
- L'aristocratie dans les provinces
- La démocratie dans les paroisses.
 

 

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article