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« L'humanité vit à l'état de guerre sous des lois païennes et barbares .../... » « ... la vérité vous rendra libres. »

Le jeûne

Le jeûne

Un Esprit sain dans un corps sain, et, le jeûne est une des façons de nettoyer ce corps. Cette période de privations, de sacrifices, permet la détoxination (c'est à dire se débarrasser des toxines) et la désintoxication (c'est à dire se débarrasser des produits toxiques). Quatre ou cinq jours de nourritures fraîches et crues permettent déjà l'élimination de déchets peu incrustés. Un jeûne d'essais ne doit pas dépasser une semaine, un jeûne curatif dure deux ou trois semaines.

Il y a quelques restrictions : état dépressif, affaiblit par une maladie ou une opération, surmenage, fatigue, nerveux, forte médication, tension faible ou trop élevée. Dans un de ces cas il y a lieu de reporter son jeûne ou demander conseil à un médecin spécialiste du jeûne.

Cette technique permet d'améliorer le terrain. De grands hommes de science modernes ou, grecs anciens l'ont dit et répété :

"le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout"
(Claude Bernard) (1),

ou encore

"que la nourriture soit ton médicament, que ton médicament soit ta nourriture"
(attribué à Hippocrate) (2).

  La sagesse populaire dit : qu'il faut faire un nettoyage du sang au printemps, que l'on mange une part pour soi et une part pour le médecin, etc. que faut-il retenir de tout cela ?

Manger moins, manger mieux toute l'année, avec un effort particulièrement appuyé pendant le carême, au printemps. En matière d'alimentation comme en toutes choses il faut garder la juste mesure, l'équilibre. La règle des anciens donne des indications précises sur le nombre de repas carné : « Il vous doit suffire de manger de la viande trois repas la semaine, à moins que Noël, Pâques, ou une fête de la Sainte Vierge, et celle de tous les saints n'arrivent. Un trop grand usage de viande ne fait que remplir le corps d'une corruption onéreuse…".

 

  Comme je l'ai dit précédemment la période la plus propice au jeûne est la période de carême. C'est traditionnellement une période adaptée. Le jeûne est une activité inscrite dans de nombreuses traditions. Le sacrifice n'est pas un but, c'est un moyen d'action sur le corps physique.

Les répercutions, sur nos parties subtiles, sont sensibles même lors un jeûne court. Le corps physique a aussi une grande influence sur le corps psychique et inversement. La lourdeur du corps, non le poids mais l'encrassement, tire l'esprit vers le bas. En période de jeûne l'esprit est plus clair, plus léger, on atteint plus facilement la sérénité.

 

  Les aliments et les produits indésirables qui pénètrent dans notre corps, par les systèmes digestif et circulatoires (sang et lymphe), sont répartis dans tout l'organisme, ce sont les déchets dit "circulants" dont tout ou une partie sera éliminé. Lorsque les organes d'élimination ou émonctoires sont surchargés, ils n'assurent plus l'élimination totale des déchets et toxines, Il y a stockage, ce sont les déchets dit "imprégnés" ou "incrustés". Le terrain s'encrasse. Les microbes ne prolifèrent que quand le terrain le permet c'est à dire lorsqu'il est surchargé.

Je parle de terrain mais qu'est-ce que le terrain ? Entre les cellules d'un tissu, le contact n'est jamais total. Il existe des espaces intercellulaires, dans lesquels les cellules puisent leurs nutriments et déversent leurs déchets. Ce liquide, ce sérum intercellulaire constitue le terrain, s'il est de mauvaise qualité la cellule en est affectée, s'il est complètement encrassé, toxique, de graves dysfonctionnements se produisent. Le corps cherche à épurer son terrain à se débarrasser des déchets par tous les moyens, la maladie en est un. La plus part des gens sont en état de non-maladie et non en bonne santé. Chaque fois que vous serez malade posez-vous la question : mon terrain est-il sain ?

 

Il est d'usage d'imposer aux adeptes un régime rigoureux d'abstinence, voir d'ascétisme chez les plus zélés. Cette pratique a pour point de départ une idée juste, mais la manière dont on l'applique présente plus d'inconvénients que d'avantages.

 

En dehors du carême incontournable, période annuelle de jeûne, il paraît évident qu'un régime alimentaire bien choisi est également nécessaire. Car la souffrance physique, la maladie, la simple mauvaise santé chronique, constituent des obstacles à la quiétude physique et mentale.

 

Amaury

 


 

 

(1) Claude Bernard : physiologiste français (Saint-Julien, Rhône, 1813 - Paris 1878). Il entreprend des études médicales à Paris, comme élève du physiologiste Magendie, et obtient son doctorat en 1843. Il devient en 1855 professeur au Collège de France puis, en 1868, professeur de physiologie comparée au Muséum. Il devient sénateur en 1869.

Pour C. Bernard, l'étude du corps humain et la réflexion sur Dieu sont indépendantes l'une de l'autre. Les écrits de C. Bernard sont positivistes (la connaissance vient de faits réels vérifiables), mais ne nient pas l'existence de Dieu. Du point de vue médical, C. Bernard doit se battre contre les résurgences des systèmes médicaux, ensembles d'explications, parfois issues de la philosophie, satisfaisantes uniquement du point de vue intellectuel et ne reposant pas sur la réalité.

 

(2) Hippocrate : médecin grec (île de Cos v. 460 - Larissa, Thessalie, v. 377 av. J.-C.), l'un des plus grands médecins du monde antique de culture grecque, avec Galien. La légende fait de lui le père de la médecine. Les nombreux écrits qui lui sont attribués (qui ne sont pas tous de sa main) proposent des théories qui paraissent aujourd'hui fantaisistes, mais Hippocrate s'intéressa aussi à l'examen du malade et à l'éthique (Serment d'Hippocrate). Son influence se fit sentir en Europe jusqu'au XVIIe siècle.

 

 

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